A Dijon, le Pôle d’économie solidaire acteur opérationnel de l’entrepreneuriat social et solidaire

Publié: 31 octobre 2016 dans Ecriture presse, Ecriture web, Tiers secteur/ESS
Tags:, , , , , , , ,
Véronique Pavelot, directrice, Vincent Walter, chargé d’accompagnement à l’entreprenariat social et solidaire, Karen Benoist, présidente et Audrey Badet, assistante de direction chargée de la communication.

Une partie de l’équipe du Pôle solidaire. Véronique Pavelot, directrice, Vincent Walter, chargé d’accompagnement à l’entrepreneuriat social et solidaire, Karen Benoist, présidente et Audrey Badet, assistante de direction chargée de la communication.

Dispositif Puls’actions, plateforme participative Graine d’Actions et dimension régionale avec le réseau Grais. Le Pôle d’Economie solidaire de Dijon a trouvé sa place dans le paysage de l’accompagnement de projets d’économie sociale et solidaire et s’active pour la structuration d’un réseau régional.

L’accompagnement des porteurs de projet est au cœur de l’activité du Pôle d’économie solidaire de l’agglomération dijonnaise, mais la loi ESS de 2014 a permis de recentrer son positionnement, comme l’explique Véronique Pavelot, directrice du Pôle.

« Elle est venue clarifier le contour de l’entreprenariat social et solidaire et nous a permis de réaffirmer ce positionnement  dans notre projet, de nous renforcer dans notre cœur de métier : nous accompagnons des projets économiquement viables et socialement innovants, une double composante qui définit les projets de l’entreprenariat social et solidaire ».

Dans la foulée de cette clarification, le Pôle a donné une nouvelle dimension à des axes stratégiques existants. Le Groupement d’Accompagnement à l’innovation sociale (GRAIS) en est l’illustration. Ce réseau à rayonnement bourguignon, né en 2015, regroupe trois structures : Active 71 en Saône-et-Loire, FDFR 89 dans l’Yonne, le Pôle d’économie solidaire en Côte-d’Or. Une structure nivernaise devrait bientôt les rejoindre. Outre l’échange de bonnes pratiques et l’organisation d’évènements, le réseau porte des dispositifs et actions communes.

PRÉCÉDER LES PROJETS

Puls’actions abrite ainsi le dispositif commun d’accompagnement des porteurs de projets, de l’idée à la mise en œuvre, avec un axe fort d’innovation sociale. En 2016, 250 porteurs ont été accueillis pour 124 projets accompagnés, dont une vingtaine ont abouti.

La plateforme de financement participatif 100 % régionale Graine de Start est devenue Graine d’Actions : « Démarrée en Côte-d’Or, elle inclue désormais les projets des autres territoires ». Et le GRAIS songe déjà à des rapprochements avec les acteurs francs-comtois , comme le précise Véronique Pavelot :

« Un partenariat naissant pour l’élargissement de Graine d’Actions a démarré avec l’ALDESS dans le Jura et la MIFE-MDEF 90 sur le Territoire de Belfort. En 2017, on va poursuivre vers le Doubs. Pour Puls’actions, c’est différent : il existait déjà Le Transfo, sorte de guichet unique des acteurs du territoire. Tout reste encore à faire ».

Mais le Pôle et ses alter-ego régionaux voient plus loin, au-delà de leur mission d’accompagnement, pour faire émerger eux-mêmes les projets de territoire en assurant la fonction de générateur : « On s’est rendu compte qu’il fallait agir en amont et animer les territoires pour faire remonter les besoins et construire des réponses ». Un générateur existe déjà chez nos voisins, Emergence Franche-Comté, soutenu par le Conseil régional.

« Celui-ci souhaite étendre le dispositif en Bourgogne et le GRAIS pourrait faire partie des acteurs qui le déploieront. L’idée est d’aller travailler sur des petits territoires en associant les acteurs – collectivités, habitants, entreprises – et en identifiant les ressources et les besoins concrets non couverts. On construira une réponse avec les acteurs ».

Ebauche de ce type d’interventions, un premier travail est déjà en route avec la ville de Chenôve, concernant le quartier politique de la ville.  » Nous avons réuni 4 élus et 11 techniciens de la ville, tous services confondus. On a repris la définition de l’ESS, puis réfléchi à comment on construit un projet ESS. Nous avons fait témoigné des porteurs de projet et le lien s’est fait entre eux et la mairie. Ensuite on se posera la question : quelle méthodologie pour la construction d’un projet d’économie solidaire ? On va leur faire monter fictivement un projet, tous ensemble, élus et techniciens. L’étape suivante sera de faire un diagnostic des besoins du territoire étudié « .

Une méthodologie adaptée est d’ailleurs une vraie nécessité de ce secteur.  » L’ESS produit des projets pour lesquels il est nécessaire d’innover en termes de modèle, pour pouvoir prendre en compte l’intégralité du projet. A chaque nouveau projet une innovation. Dans l’ESS, on a besoin de sur-mesure, y compris dans les statuts. On peut commencer en coopérative d’activités et d’emploi pour ensuite créer une entreprise ou passer en statut associatif », précise la directrice du Pôle.

LE POLE SOLIDAIRE PENDANT LE MOIS DE L’ESS

Le Grais organisera le 21 novembre à Pouilly-en-Auxois un speed dating coaching Puls’Actions. « L’objectif est de faire se rencontrer porteurs de projets et experts de l’entreprenariat social et solidaire, comme Bourgogne Active, l’Urscop ou encore un juriste spécialisé « précise Véronique Pavelot.

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

La SCIC Go ‘Up à Dijon, générateur d’entreprises sociales, qui duplique des activités qui fonctionnent sur d’autres territoires et qui fera partie du générateur Bourgogne.

La Coursive Boutaric, PTCE qui accompagne les entreprises créatives en Bourgogne.

En

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

Les commentaires sont fermés.